Professionnelles et privées

Le burn-out est aujourd’hui présent partout. Constamment affairé par des « priorités », enchainés à nos ordinateurs, nous ne trouvons plus le temps « d’être ». Résultats: la machine s’emballe, chauffe et finie par lâcher.

Même si le burn-out est souvent professionnel, il s’invite aussi chez les ménagères, les mamans, les étudiants, les personnes avec des parents à charges, les maris cherchant à être « des vrais hommes », et j’en passe. Dans un monde de « résultats », où l’homme est concurrence avec les machines, il ne reste plus vraiment de place à la physiologie humaine. 

On voit même des enfants soumis à des pressions extrêmes, alors qu’ils n’ont même pas douze ans: piano, cours de langue, rattrapage scolaire, match de tennis, toutes des attentes impensables de parents qui désirent un « génie ». Sans parler des pressions subis à travers les médias « sociaux ». Notons tout de même qu’il y a évidemment beaucoup de bons parents qui font au mieux.

La consommation s’est répandue à tous les échelons. Notre désir permanent à toujours vouloir plus nous a entrainé dans une spirale de stress et de pressions « incontrôlables ». La formule mathématique est simple: course au contrôle = stress = burn-out.

Les pros du burn-out

Concernant le monde professionnel, je crois qu’il est inutile d’en rajouter: plus vite, moins cher, tout ça pour la fameuse « croissance économique ».

C’est à qui « écrasera l’autre le mieux » pour « sa carrière », ses « performances », et les résultats de l’entreprise. Cela fait cliché, pourtant la réalité est souvent pire. 

Il y a le mobbing et les pressions avec ces « chefs » manipulateurs, prêts à tout pour leur promotion. Les collaborateurs sont des numéros et tous les coups sont permis.

Mais ne stigmatisons pas les grandes structures car il y a aussi les « indépendants », qui commencent leur semaine lundi 6h00 et terminent dimanche 23h00. Eux n’ont besoin d’aucun chef pour se mettre la pression… et j’en étais un !

Le mental, source du « contrôle »

Cela dit, le burn-out est surtout une question d’attitude et non d’environnement seul. La cause principale de notre épuisement est donc le mental et notre désir de tout « contrôler » (de gagner, de tenir la barre dans la « bonne direction »…).

Autrefois, guerres, famines, catastrophes climatiques étaient coutume. La plupart des enfants disparaissent avant leur vingt ans. Personne n’était en dépression, encore moins en burn-out. Il n’y avait pas le temps pour cela, l’humanité vivait alors dans le concret. 

Aujourd’hui chacun doit « avoir du succès », devenir riche, beau, intelligent, patron, avec une belle voiture, une femme encore mieux et des enfants « qui réussissent ». Et le téléphone sonne. Alors, pris dans les jeux du mental, nous ne nous arrêtons plus.

Pression physiologiques

L’homme a une physiologie bien propre. Celle-ci est biologique et est la même depuis des millions d’années. Elle fait partie d’un tout que nous appelons « la nature » et même « la vie ».

La cause du burn-out, c’est donc notre mode de fonctionnement, actuellement en total décalage avec nos besoins physiologiques. Bien sûr l’environnement joue un rôle.  Mais vivre au Pôle Nord par -50°C est bien plus stressant que de vaquer à ses « occupations «  dans une ville tout confort.

Il y a 30 ans, nous parlions du stress, aujourd’hui du burn-out. Et dans dix ans nous parlerons peut-être de la « mort subite du travailleur ». Mais tout cela n’est dû qu’au stress, négativement entendu, c’est à dire à une pression constante exercée sur notre physiologie.

Notre physiologie ne s’est pas adaptée et ce n’est pas une erreur. La nature étant la création la plus aboutie qui soit, elle a développé des règles de vie simples et précises. Tout écart génère directement un état de souffrances nous invitant à revenir à l’équilibre. Tout est parfait.

Eveil spirituel

Une cause moins connue et pourtant plus courante d’un burn-out est un état d’ouverture de conscience. C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé.

Causes du burn-out: résumé

  • Le burn-out est généré par la capitulation du corps face à une accumulation de stress.
  • Celui-ci est lui-même généré par notre tentative d’essayer de contrôler des situations incontrôlables.
  • Ce besoin de contrôle est dû à notre désir de maintenir notre identification égotique. 
  • Pour cela, nous utilisons le mental et sa capacité à planifier des tâches de manière linéaire.
  • Trop utilisé, celui-ci induit un surplus d’activité constant, mettant la pression sur notre physiologie (principalement les glandes surrénales).
  • Eveil spirituel spontané. Réaliser sa nature profonde peut amener à se retrouver totalement en décalage avec le contexte habituel. Sans direction, le désir de « maintenir le statut quo » induit un stress intense puis le burn-out.